Iwak 4 : Samira

Samira, la sorcière volante. Techniquement la grande majorité des sorcières sont volantes. Mais sur un balais (ou un mortier, dans un cas précis). Samira faisait sans. Sans balais, ni aucun autre accessoire. Elle virevoltait, sautillait, dansait même dans les airs, sans aucun soutien visible. Nombreuses étaient les personnes à l'admirer et à prendre plaisir à l'observer.

Certaines congénères de Samira avaient tenté des expériences, la privant de ses chaussures ou la forçant à en porter d'autres. Les plus jalouses avaient même émis l'idée de lui ferrer les pieds. Heureusement Samira etait trop agile pour se laisser piéger et surtout assez aimable pour être protégée par d'autres.

Les sorcières plus traditionnalistes voyaient d'un mauvais oeil cette "jeunette" qui venait troubler l'ordre établi. D'autant plus que Samira avait reçu une éducation entre deux mondes. Cours de magie via sa mère et la communauté des sorcières en parallele des cours ordinaires dans des etablissements sans pouvoir via son père. Heureusement que ces sorcières misaient plus sur le mépris passif et l'ostracisation que sur des actions plus actives.

Un jour, son père lui demanda comment elle faisait. Elle rit et le prit dans ses bras.

"C'est grace à toi, Papounet. Tu m'as appris la physique. Maintenant, j'utilise la physique et la magie.
- C'est à dire ?
- Grace aux cours de physique, j'ai appris l'existence des ondes radios. Et maintenant, je danse sur ces ondes radios.
- Mais les ondes radios n'ont que rarement de support physique !!
- C'est là que j'utilise la magie !"

Et elle s'envola à nouveau en riant.


Inktober With A Keybord, Jour 4 : "Sorcière volante" et "Radio"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

La discussion continue ailleurs

URL de rétrolien : http://www.tarvalanion.net/blog/index.php?trackback/1004

Fil des commentaires de ce billet