Mot-clé - SF et Fantasy

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche 25 octobre 2020

Iwak 25 : Judy

Certaines sorcières deviennent des célébrités auprès des populations non magiques, généralement dans un autre domaine que la magie. Judy est l'une de celles-là.

Officiellement, Judy est née durant la première moitié du XXe siècle. Et depuis, elle crée ce qui passe pour des œuvres d'art auprès des humains ordinaires. Son œuvre la plus connu est en effet de l'art pur, mais aussi un artefact magique très puissant. Judy avait plusieurs buts en créant cet objet : transmettre des connaissances, dynamiser des personnes brimées, mettre fin à une omission persistante, promouvoir une unité.

Tous ces objectifs ont été atteints, certains auprès des humains ordinaires, d'autres auprès des sorcières. Le dernier en particulier touche les sorcières. Toute sorcière qui prend place autour de l'artefact et en exprime la volonté se retrouve assise à table avec les autres sorcières qui font de même lors du même jour. La table peut accueillir jusqu'à trente-neuf invitées par jour. Des plats sont servis, au goût de chacune des convives. Une aura de paix, d'amitié et de sororité calme les esprits, permettant des échanges posés et des discussions amicales. De nombreuses avancées pour les sorcières, en tant que personnes et en tant que peuple, ont été décidées autour de cette table. Mais aussi de nombreuses discussions à bâtons rompus, entre amies qui avaient juste envie de se voir et de passer du temps ensemble.

Chaque sorcière ayant atteint sa majorité est fortement invitée à prendre place autour de la table au moins une fois dans sa vie. Rares, voire exceptionnelles, sont celles qui ont terminé leur vie sans toucher cet artefact. Tout aussi rare sont celles qui sont venus seules, sans être accompagnées ou sans avoir organisé une rencontre auparavant. L'artefact a tendance à impressionner, à la fois par son apparence et par ses rôles. Pour cette raison, il est conseillé de l'approcher à plusieurs afin de ne pas se sentir diminuée.

Lau et Eldur y ont fait connaissance. Samira et Ölrún s'y sont rencontrées. Zoé, Olga et Morgane ont échangés sur leurs conquêtes sexuelles, autour de cette table. Mirabelle et Casey ont discuté de l'image de la sorcière en tant qu'archétype. Léonie et Shirley ont parlé de la littérature en tant qu'art de l'importance des mots dans les ensorcellements. Imke et Suzanne se sont racontées les avantages qu'elles apportent aux humains ordinaires sans qu'ils s'en rendent compte. Même Mélusine et Chantal s'y sont assises alors qu'elles ont toutes deux tendances à fuir la présence de leurs semblables.

Chacune en est ressortie en ayant fait la rencontre d'au moins une amie, une personne sur laquelle elle pourrait compter, une amie, une copine.


Inktober With A Keybord, Jour 25 : "Table des sorcières" et "Copine"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

L'oeuvre décrite ici existe vraiment. Des bons points seront attribués à ceux qui la reconnaissent.

lundi 19 octobre 2020

Iwak 19 : Shirley

Shirley is a witch on a mission on the beach. She watches ships on the sea. She searches for shells on the shore. She fishes on the shore and sells the fillets to the sushi chef. She shares the sea shells with other witches. She uses her share of shells for charms which she then shoves on the shelves in her shack. Shirley uses the charms on stuff produced with cloth : shirts, shoes, skirts, sheets, suits, even sheath dresses.

Tongue twisters were Shirley's hobbies. She loved them and she was very good with them. As often as possible, she would use them while talking. The twisters and the speed used to utter them often were enough to make every person within earshot feel dizzy. Mostly it was for fun, but sometimes, she used this dizziness to hex people. However, Shirley was benevolent, only playing harmless tricks, telling truths more often than lies.

As such, Shirley did really search for shells on the shore when she went to the beach.


Inktober With A Keybord, Jour 19 : "Journée à la plage" et "Tête qui tourne"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

jeudi 15 octobre 2020

Iwak 15 : Imke

Imke était une guerrière mais pas une combattante. Elle avait été formée au combat, et bien formée même, mais souhaitait éviter la violence autant que possible. Sa préférence allait plutôt au soutien des autres soldats, en particulier ceux en première ligne ou en avant-poste. Paradoxalement, Imke demandait à servir dans ces compagnies, mais cherchait à obtenir un poste lui permettant de rester dans l'ombre et de ne prendre part au combat qu'en dernière extrémité. La plupart du temps, elle occupait un poste de cantinière ou lié à la logistique alimentaire.

Et c'est là qu'Imke excellait. Sa magie se retrouvait dans tous ses plats. Même si le poste n’était pas officiellement créé, Imke se retrouvait à préparer les repas de ses compagnies. Tous ceux qui servaient avec elle apprenaient très vite que ses plats avaient meilleur goût et plus d'effet que n'importe quelle autre nourriture servie dans l'armée.
Imke profitait d’être au fourneaux pour ensorceler discrètement les plats. Pas pour les rendre meilleurs, elle n'avait pas besoin de magie pour ça. Seulement de son expérience. Mais pour aider les combattants. Ceux qu'elle nourrissait se fatiguaient moins vite, étaient blessés moins souvent ou moins profondément, avaient un moral plus élevé, récupéraient plus rapidement, et ainsi de suite. La discrétion et le petit nombre de combattants concernés firent qu'Imke n'eut jamais à se justifier auprès d'un quelconque état-major. Officiellement, les avant-postes où elle servait avaient juste un peu plus de chance que les autres, rien de plus.

Cuisinière et militaire, Imke chérissait son outil de prédilection : un couteau. Elle en avait changé la forme et l'apparence au cours des années et des époques, mais elle ne se déplaçait jamais sans la lame à laquelle elle était liée. Et elle savait s'en servir de nombreuses manières. Qu'il faille émincer des oignons ou désosser un jambon, qu'il faille couper les tendons d'un adversaire ou retirer une balle d'un compagnon, Imke ne rechignait pas à la tâche.

Et au pire, si rien d'autre ne suffisait, Imke savait aussi donner le coup de grâce. Dans le feu de l'action ou après réflexion, mais toujours avec rapidité et compassion. Imke souvent nourrissait, parfois tuait, mais toujours aimait.


Inktober With A Keybord, Jour 15 : "Sorcière cuisinière" et "Avant-poste"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

mercredi 14 octobre 2020

Iwak 14 : Ölrún

Ölrún est ce qu'on appelle une sorcière multiclassée. Bien sûr, la grande majorité des sorcières peuvent lancer des sorts de tous types, mais elles spécialisent dans un domaine particulier. Ölrún s’était spécialisée dans deux domaines, rarement associées.

Pour commencer, elle suivit des cours de potions. C'est une orientation tout à fait classique pour de nombreuses jeunes sorcières et personne n'y trouva rien à redire. Surtout qu'Ölrún y mettait de l’énergie et du temps, devenant experte en brassage, infusion, décoction, distillation, etc. Elle acquit aussi des connaissances dans les domaines de la chasse, de la pêche, du minage, de la récolte, afin de ne jamais se retrouver à court d'ingrédients. Ölrún devint ainsi une professionnelle reconnue et recherchée, vendant des potions efficaces et/ou rares, à des prix qui lui permettaient de vivre une vie agréable.

Et un jour, pendant un de ses moments de loisir, elle décida d’acquérir un nouveau monde d'expertise. Pendant plusieurs mois, elle travailla d'arrache-pied, vendant ses meilleures potions aux prix les plus forts, afin de récolter un pactole. Puis elle s'organisa pour une année complète d'absence, prépara un budget, mis en place la garde de ses possessions et prévint ses clientes. Et elle partit se former.

Dans un premier temps, dans une optique de facilité et de discrétion, elle fit ses recherches sur youtube, dans la communauté de ceux ce qu'on appelle les crafters. Elle y découvrit des célébrités et des experts. Elle y acquit aussi quelques connaissances de bases, mais rien de suffisant. Elle prit contact dans un premier temps avec célébrités, puis de fil en aiguille avec des personnes de plus en plus expertes dans ces domaines. Et elle apprit, elle se forma.

Un an plus tard, à son retour, Ölrún reprit son commerce, histoire de renflouer ses caisses. Puis elle ferma boutique à nouveau. Pour mieux rouvrir dans un autre local, plus grand et surtout différemment approvisionné. En complément de ses potions, elle proposait des armures. De tous types : tissu, cuir, métal, synthétique. Et de toutes formes. Épaisses ou légères, couvrant le corps ou libérant les mouvements, passe-partout ou extravagantes. Mais sa fierté, son chef d’œuvre était le mélange parfait de ses deux spécialisations : l'armure en flacon !
Ölrún avait réussi à fabriquer une potion non pas à boire, mais à se verser sur le corps. Vendues sous plusieurs formats, cette potion, plus visqueuse que les autres, se transformait en morceau d'armure pour la partie du corps sur laquelle elle était versée. Gantelets, heaumes, épaulières, jambières, etc. Cette armure protégeait mieux que la majorité des armures classiques, tout en permettant des mouvements aisés.

Beaucoup de personnes voulurent cette nouvelle potion. Mais Ölrún n'en fabriqua que peu. Elle l'avait créée pour dépasser ses limites, mais elle préférait fabriquer des armures plus classiques à la main, que ce soit en métal, en tissu ou en cuir. Et comme elle utilisait sa magie pour les confectionner, elles restaient meilleures que des armures classiques.


Inktober With A Keybord, Jour 14 : "Sorcière des potions" et "Armure"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

mardi 13 octobre 2020

Iwak 13 : Léonie

Dans leur majorité, les sorcières ne sont pas très "livres". (Mis à part leurs grimoires personnels, bien sûr.) Elles préfèrent apprendre et enseigner sur le tas, par l'exemple, par l'action, en se "salissant les mains". Et pourtant… Pourtant… Dans un des lieux les plus secrets de la réalité, il existe une bibliothèque des sorcières. C'est là que travaille Léonie.

Léonie n'a pas toujours été bibliothécaire, mais elle a toujours été amoureuse des livres. Au grand désespoir de ses parents. Elle arrivait régulièrement à emprunter des livres auprès de ses voisins ordinaires et les lisait tous jusqu'au bout, plus ou moins en cachette. Et elle ne se limitait pas aux œuvres de fictions, elle lisait aussi des manuels techniques, des essais philosophiques ou des compte-rendus d'évènements.
En grandissant, elle découvrit le concept de bibliothèque et le métier de bibliothécaire. Au cours de son adolescence, elle émit le souhait d'en faire son propre métier. Ses parents essayèrent de la dissuader, lui expliquant l'absence de bibliothèque chez les sorcières. Mais entre les sorcières ou les livres, le choix de Léonie fut vite fait. Devenir bibliothécaire était son souhait le plus grand, son envie la plus forte.

Ce qui devait arriver arriva. Une sorcière eut la connaissance de l'existence de la bibliothèque des sorcières ET du souhait de Léonie. Elle vint à la rencontre de la jeune fille et de ses parents et leur expliqua que tout n’était pas perdu pour Léonie. Malheureusement, il n'y avait pas de formation dans son monde. Léonie dut promettre de suivre une formation dans le monde ordinaire, avant de pouvoir venir travailler chez les sorcières.

Bien sûr, elle l'obtint. Elle devint même l'une des meilleures. Elle fit son apprentissage parmi les plus prestigieuses, les plus belles et les plus fournies des bibliothèques du monde ordinaire. Elle admira les classements, les rayonnages, les réserves, les salles de lectures.

Ce qui ne la prépara PAS DU TOUT à ce qu'elle découvrit de retour dans son monde. La bibliothèque était fermée depuis des années par manque de bibliothécaire. Quelques rares livres y avaient été déposés mais sans classement, sans index, sans catalogue. Dans certaines salles, les livres formaient des tas ou des colonnes, voire des montagnes. Dans d'autres, les pages volantes s’étaient regroupées, par hasard ou à dessein, formant d'immenses dunes de papier.

Léonie se retourna, mais celle qui l'accompagnait lui fourra la clef dans la main, la remercia fortement d'avoir pris ce poste et partit avec une précipitation qu'elle essaya de cacher. Léonie soupira et se mit au travail, avec pour objectif de dompter cette bibliothèque, dunes et montagnes comprises.


Inktober With A Keybord, Jour 13 : "Sorcière de bibliothèque" et "Dune"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

lundi 12 octobre 2020

Iwak 12 : Morgane

Enfant, Morgane était très espiègle et très rapide. Elle se faufilait un peu partout, courait en riant et échappait à toute tentative de l'attraper. On la disait glissante et on la surnomma très rapidement l'Anguille. Pour certains autres enfants, ce mot était une insulte, mais Morgane décida de se l'approprier. Elle apprit d'où il venait et focalisa ses études et ses hobbies sur les caractéristiques correspondantes.

Après avoir surmonté tous les obstacles de ses études, Morgane décida d’acquérir un commerce. Mais pas n'importe lequel. Elle devint propriétaire d'un de ses magasins magiques qui apparaissent et disparaissent dans des petites rues, entre deux bâtiments. Ceux que l'on découvre un jour pour la première fois alors qu'on passe à cet endroit depuis des années et qui sont repartis le lendemain. Ceux qui vendent des objets magiques de tous types, en général maudit ou demandant une attention de tous les instants. Et Morgane possédait l'un d'eux.

Mais ce n’était pas la seule caractéristique de ce commerce. Morgane avait décidé de se spécialiser : elle vendait tout ce qui pouvait avoir un rapport la glisse. Des skis et des patins à glace, bien sûr, des anguilles, à l'évidence, mais aussi de l'huile de moteur, des toboggans et/ou du lubrifiant sexuel. Outre le caractère magique de son échoppe, Morgane s'assurait, par des moyens ordinaires ou par ses propres sorts, de ne vendre que les marchandises les plus efficaces. Jamais maudites, mais parfois trop efficaces, à manipuler avec précaution. Morgane prévenait ses clients, mais se désintéressait de leurs sorts s'ils ne faisaient pas attention. Et de toute façon, elle ne restait jamais assez longtemps au même endroit.


Inktober With A Keybord, Jour 12 : "Sorcière commerçante" et "Glissante"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

dimanche 11 octobre 2020

Iwak 11 : Mélusine

Pour ses parents, Mélusine avait la chance de profiter des meilleurs points de deux mondes. Pour Mélusine elle-même et pour de nombreuses autres personnes autour, c'etait l'inverse : aucun des avantages et tous les inconvénients.

Il faut dire que Mélusine était ce que certains appelaient une "sang-mêlé" : sa mère était une sorcière et son père faisait partie du peuple des fées. Pour chacun des deux peuples, le couple était déjà une mésalliance et la progéniture ne pouvait être que répugnante. Les sorcières ne voyaient que la beauté éthérée de son visage et de ses cheveux lumineux, les fées n'hésitaient pas à parler de ses "jambons" ou de sa "charpente". Quant aux humains ordinaires, ils trouvaient que Mélusine ressemblait à une femme comme une autre. Elle était au goût de certains et quelconques pour d'autres. Mais aucun humain ne la trouvait répugnante. Ainsi, dès qu'elle put, Mélusine s'enfuit. Elle choisit une des villes les plus peuplées de la planète et s'y installa, profitant de l'anonymat de la foule, gardant ses sortilèges et ses charmes pour une sphère très privée. Son but était de vivre sa vie tranquille, sans se faire repérer par une fée ou une sorcière de passage.


Inktober With A Keybord, Jour 11 : "Sorcière féerique" et "Repugnante"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

samedi 10 octobre 2020

Iwak 10 : Suzanne

Suzanne n'avait pas eu une enfance facile. Elle n’était pas douée pour les études, ses parents passaient plus que la moitié de leur temps à s'engueuler, ses voisins étaient tyranniques. Et surtout elle avait reçu ses pouvoirs bien trop tôt. Sans garde-fous, sans la limite qu'aurait pu lui apporter l’expérience des années, elle avait usé et abusé de ses pouvoirs. Heureusement qu'ils étaient très limités, à l’époque. Cela lui avait évité de se blesser ou, pire, de blesser quelqu'un d'autre.

Suzanne avait survécu et avait grandi. Elle avait appris à contrôler ses pouvoirs et en acquérir d'autres. Et elle avait aussi acquis un ras-le-bol de la magie. Elle ne voulait plus en entendre parler, ne voulait plus côtoyer d'autres sorcières. Elle voulait juste vivre une vie ordinaire, terre-à-terre. Elle avait repris la fleuristerie de ses parents et se focalisait sur la survie de son commerce.

Bien sûr, elle n'avait pas abandonné toute utilisation de sa magie. Elle n’était pas si stupide que ça. Et elle savait qu'il n'y avait aucune fierté à vivre en se mettant des bâtons dans les roues. Elle se donnait donc des petits coups de pouce discrets. Les fleurs de sa boutique avaient plusieurs petits avantages sur les autres. Leurs parfums étaient plus prononcés. Leurs pétales étaient moins souvent gâtés. Et les couleurs étaient plus … colorées. Certaines de ses clients aimaient les fleurs aux couleurs pastels. Il aurait été idiot de se priver de cette clientèle.
Mais le gros plus était la boutique elle-même. La première action de Suzanne lors du rachat avait été de refaire tout l’intérieur. Et de déposer au passage quelques runes et sceaux à certains endroits. Oh, rien de maléfique ou d'immoral. Juste quelques sorts de protection et surtout une aura de bien-être. Les clients se sentaient bien dans le magasin de Suzanne. Même ceux qui passaient sur le trottoir devant recevaient une petite éclaircie mentale. Un allègement de leurs peines de cœur. Cette aura de bien-être donnait du poids aux paroles de Suzanne. Quand Suzanne tendait un bouquet à quelqu'un, elle souriait et disait : "Tout ira bien." Et les gens la croyaient. Même les plus désespérés. Même pour un instant seulement.

Suzanne ne vendait que des fleurs. L'espoir était offert.


Inktober With A Keybord, Jour 10 : "Sorcière des fleurs" et "Espoir"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

vendredi 9 octobre 2020

Iwak 9 : Casey

Originaire d'une famille ordinaire, Casey avait reçu une initiation au baseball très tôt dans sa vie. Pendant son enfance, son père lui avait appris comment lancer, comment frapper et comment attraper. Pendant son adolescence, il lui avait offert son premier gant de cuir. Casey et son père passaient de nombreux après-midi et fin de semaine ensemble, à se lancer des balles, juste à deux ou en groupe.

Bien sûr, Casey avait rejoint un club assez rapidement. Et la compétition était arrivée. Casey aimait bien. C’était l'occasion de donner le meilleur de soi-même, ce que faisait Casey. Son poste préféré était au lancer. De la main gauche ou de la main droite, en lancers rapides, glissants, courbes ou déviants, ses balles partaient toujours dans la direction la meilleure pour son équipe et la plus difficile pour l'adversaire. Casey commençait à voir des recruteurs dans les gradins lors de ses matchs. Et ça lui plaisait.

Un jour, alors que le reste de son équipe n’était pas au meilleur de sa forme, ou que leurs adversaires étaient meilleurs, Casey sentit une pression sur ses épaules. Peut-être qu'en éliminant ce batteur, le score pourrait être inversé ? Casey utilisa toutes ses forces. Ce qui déclencha plusieurs réactions. Un vent très fort se leva. La batte de son adversaire se brisa. La majorité des personnes présentes sur le terrain churent. Et Casey fit un malaise.

En reprenant connaissance, Casey apprit que le grand coup de vent était de son fait. Son pouvoir de sorcière du vent s’était éveillé.

Pendant plusieurs années, Casey fut triste. Impossible de jouer au baseball : ses études, ordinaires et magiques, prenaient la majorité de son temps. Son ancienne équipe n’était plus adaptée. Et les sorcières ne jouaient pas au baseball…

Heureusement, Casey prit une initiative : apprendre à d'autre sorcières à jouer au baseball. Avec l'aide de leurs pouvoirs. Il n'y avait pas de raison de se priver d'une partie de soi-même. Casey réfléchit pendant plusieurs mois à de nouvelles règles. Et à la meilleure façon de les enseigner. Beaucoup des sorcières les jeunes la suivirent. Après tout, qui n'a pas envie de s'amuser de temps en temps, de se défouler, de donner le meilleur de soi-même ?

Casey devint une référence. Et créa un nouveau métier, adapté à son cas unique : la première sorcière-arbitre de sport.


Inktober With A Keybord, Jour 9 : "Sorcière du vent" et "jeter, lancer"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

jeudi 8 octobre 2020

Iwak 8 : Eldur

Eldur Bárðarson n'a jamais compris pourquoi c'est le froid qui est principalement décrit comme mordant. Le feu l'est bien plus. Le froid pique, le froid saisit, le froid conserve. Le feu mord. Le feu détruit, comme une morsure. Eldur est bien placé pour le savoir. Il a accepté le feu et son pouvoir en lui, malheureusement un peu trop tard.

Comme tous les habitants de son île, Eldur connaît les deux extrêmes. Les islandais savent de quoi ils parlent lorsqu'ils parlent de température. Mais Eldur a vécu une expérience. Durant sa jeunesse, lors d'une soirée avec des amis, il avait participé à un jeu un peu idiot comme savent bien le faire les jeunes mâles. Cette fois-là, il s'agissait de sauter chacun son tour au dessus de langues de lave active, de plus en plus larges. Eldur n'aime pas abandonner, ni perdre. Il n'aimait deja pas à l’époque. Personne n'a donc été supris lorsqu'il a annoncé faire un saut dangereux, voulant imposer sa victoire une bonne fois pour toutes.
Personne ne sait vraiment ce qu'il s'est passé, mais ce qui devait arriver arriva. Eldur chuta et se retrouva couché sur une langue de lave brûlante, hors de portée de toute aide rapide. Tout son flanc brûlait. Il poussa un grand cri de douleur. Ses amis tournaient autour tentant de trouver une solution. Certains détournèrent le regard, le donnant déjà pour perdu. Eldur lui même pensa qu'il allait y rester ou perdre tellement qu'il ferait mieux d'y rester.
Alors, à ce moment là, il accepta le feu qui le brûlait. Il se dit qu'il ferait mieux de se consumer entièrement et espéra que le feu prenne possession de son corps aussi rapidement que possible. Ce que fit le feu, mais pas comme les personnes présentes l'imaginaient.
Pour les témoins, Eldur poussa un grand cri de plus et toute chaleur externe disparut, leur permettant d'approcher leur ami. Pour Eldur lui-même, la chaleur ne disparut pas : elle entra en lui, au plus profond de son être, en chacune de ses cellules. Une main lui fut tendue, pour l'aider à se relever. Mais alors qu'il la frôlait, elle fut retirée avec un grand cri. La chaleur qui avait disparu était revenue et s’écoulait maintenant du corps d'Eldur. Lui n'en souffrait pas, mais personne ne pouvait l'approcher. Ses vetements aussi disparurent petit à petit, détruits par la chaleur. Il se retrouva hors de danger, mais nu, blessé, et encore une fois sans que ses amis ne puissent l'aider.

Heureusement, Eldur fur recueilli quelques minutes plus tard par un groupe de sorcières. Elles s’occupèrent de lui, à cet instant précis et pour les années suivantes. Eldur a appris à contrôler son feu. Il aurait aimé être un sauveteur ou un guérisseur, pour que personne d'autre ne vive ce qu'il avait vécu. Malheureusement, ces nouvelles capacités ne le lui permettent pas. Il fait ce qui s'en rapproche le plus : il utilise son temps libre pour prendre le role du Brûlé, un être mystérieux, quasi-légendaire, qui apparaît autour des volcans actifs pour prévenir les enfants, les idiots et les fous du danger inherent à ces lieux. Si ces cicatrices ne suffisent pas, il utilise le feu et les flammes qu'il maitrise pour créer sa forme préférée : celle d'une gueule enorme, rempli de crocs brulants. Parce que le feu mord à pleine dents.


Inktober With A Keybord, Jour 8 : "Sorcière du feu" et "Dents"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

mercredi 7 octobre 2020

Iwak 7 : Lau

"Haaaa-ha Lau Lau, qu'est-ce qu'il y a sous ton grand chapeau ? Haaaa-ha Lau Lau, on m'a dit qu'y a même un grelot"

Lau avait accaparé cette chanson dès sa sortie. Il y a avait tellement longtemps qu'on l'appelait Lolo et tellement longtemps que la fantaisie avait pris la main sur sa vie. Dès son enfance, Lau avait senti son affinité avec l’élément éponyme. On aurait pu croire que sa fluidité lui aurait permis d’être conformiste, de se couler dans le moule, mais au contraire Lau faisait des vagues. Lau se faisait remarquer tous les jours et personne ne pouvait ignorer sa présence. Ses cheveux, par exemple, ne restaient jamais de la même couleur deux jours à la suite, et les jours où ils arboraient une couleur naturelle étaient des plus rares. Ses éclats de rire résonnaient en cascade et ses larmes coulaient comme des torrents.

Les années n'avaient pas assagi Lau. Le self-control avait été appris et occasionnellement utilisé, mais Lau était bien trop fantaisiste dans son âme. Même la maternité de sa sœur et les naissances qui s'en étaient suivies n'avaient pas pu l'endiguer. L'image publique de Lau était celle d'une personne ingouvernable, incontrôlable. Et frivole aussi. Pour beaucoup, le fameux dicton avait pris vie : "Méfiez vous de Lau qui dort."

Il faut dire que les spécialités de Lau étaient les illusions, les métamorphoses et les déplacements. Son affinité avec l’élément aquatique lui avait donné des facilités et lui avait permis d'atteindre le top du top dans ces domaines là. Sans malice ni méchanceté, Lau se servait de sa magie pour trois grands types d'actions : se rendre utile, faire des petites blagues sans conséquences et participer à des concours de déguisements. Et avec ces trois occupations, Lau considérait que sa vie était bien remplie.


Inktober With A Keybord, Jour 7 : "Sorcière de l'eau" et "Fantaisiste"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober. Et aujourd'hui, une petite contrainte supplémentaire, auto-imposée. Vous pouvez vous amuser à la trouver.

mardi 6 octobre 2020

Iwak 6 : Olga

Toutes celles et ceux qui avaient partagé sa couche vous le diraient : Olga était la chaleur. Dans tous les sens du terme.

Chaude au sens sexuel. Olga adorait le sexe. Brut, charnel, sans lendemain. La baise pour la baise. Et pour le plaisir des participants. Durant sa longue vie, elle avait gagné en expérience et pouvait apporter à n’importe qui un plaisir sexuel à nul autre pareil.
Mais aussi chaude au sens thermique. Olga était une bouillotte vivante. Aucun risque de main ou de pied froid avec elle. Elle rayonnait de chaleur, 24h sur 24, 365 jours par an. Parmi ses partenaires, nul ne regrettait ses nuits, mais celles et ceux qui revenaient étaient à la recherche de chaleur, tendant à s’éloigner du froid ou même de la tiédeur.
Et enfin, Olga était chaleureuse. Amicale, bienveillante, accueillante, bénéfique. En présence d'Olga, tout le monde se sentait à l'aise et passait un bon moment, même s'il ne s'agissait que de simples paroles échangées autour d'un café ou d'un rendez-vous purement administratif.

Olga avait tenté de vivre en forêt, assez loin des humains ordinaires pour passer inaperçue. Mais elle avait rencontré plusieurs problèmes :

  • une solitude insupportable,
  • un impact sur la température et donc la flore alentour,
  • un impact sur la température et donc la faune alentour !

L'habitation d'Olga était très rapidement devenue le point de rassemblement de tous les petits animaux du coin. Plus de problème de froid, plus de problème de nourriture végétale. Le pire était les rongeurs. Écureuils, ragondins, loirs, et même un castor ! C'est ce dernier qui fut la goutte d'eau. Olga partit s'installer en ville, où sa chaleur passait inaperçue et où les partenaires étaient plus nombreux.


Inktober With A Keybord, Jour 6 : "Sorcière solaire" et "Rongeur"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

lundi 5 octobre 2020

Iwak 5 : Sans nom

Chaque communauté a son lot de monstres. Les sorcières n'y échappent pas.

Cette sorcière-ci était l'une des pires. Pour ses nombreux crimes, elle avait été ignorée, rejetée, exilée, parfois même emprisonnée. Elle s'en libérait toujours et revenait à ses activités meurtrières. Le seul châtiment qui avait vraiment pris était l'effacement de son nom. Les noms ont un pouvoir et peuvent être utilisés pour attaquer ou défendre, pour aider ou contrecarrer, pour vivre ou mourir. Il avait été décidé que le sien serait oublié. Plus de nom propre, plus de dénomination. Elle n'aurait plus droit qu'aux pronoms, si jamais on était obligé d’évoquer son existence ou de s'adresser à elle.

Avant que cette décision ne soit prise, elle était connu en tant que "Lame de la Lune". Et elle était ce qu'on appelle maintenant une tueuse en série. (À ce jour, et vraisemblablement jusqu'à la fin de sa vie, elle l'est toujours.) Elle était belle. Très belle. Elle le savait et elle savait se servir de sa beauté. Cheveux gris avec une seule large mèche noire, peau dont elle entretenait la pâleur, yeux noirs sans émotion. Et ce qu'on appelle des formes bien galbés, principalement au niveaux de la poitrine et de son fessier. Elle n’hésitait aucunement à se montrer nue, se servant de ses courbes pour attirer d’éventuels partenaires sexuels et sexuelles. Tout cela l'avait associé à la Lune.

La partie Lame venait de ses crimes. Aucune des personnes qui sortaient avec elle ne revenait vivante. Chaque victime était retrouvée soigneusement et consciencieusement découpée en morceaux. Avec une expertise à faire rougir (ou pâlir) les plus sérieux des bouchers. De plus, les analyses apportées sur les cadavres révélaient que les victimes étaient vivantes et conscientes aux moments où la lame tranchait leur chair.
Dans certains cas, elle laissait le corps en l'état. Dans d'autres cas, elle prenait le temps faire une présentation, allant parfois jusqu'à reproduire un pseudo-étal de boucher. Elle faisait ainsi plusieurs victimes : un mort et au moins un cas de profonde détresse mentale.

À ce jour, il se dit que seule la mort pourrait l’arrêter. Mais elle se protège des armes ordinaires et les sorcières qui voudraient l’arrêter se refusent à l’exécuter elles-mêmes. Elle continue donc à alterner peines d'exil ou de prison et tueries en masse. Qui sait où elle est aujourd'hui ? Qui sait dans quel bar ou discothèque elle chasse ?


Inktober With A Keybord, Jour 5 : "Sorcière lunaire" et "Lame"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

dimanche 4 octobre 2020

Iwak 4 : Samira

Samira, la sorcière volante. Techniquement la grande majorité des sorcières sont volantes. Mais sur un balais (ou un mortier, dans un cas précis). Samira faisait sans. Sans balais, ni aucun autre accessoire. Elle virevoltait, sautillait, dansait même dans les airs, sans aucun soutien visible. Nombreuses étaient les personnes à l'admirer et à prendre plaisir à l'observer.

Certaines congénères de Samira avaient tenté des expériences, la privant de ses chaussures ou la forçant à en porter d'autres. Les plus jalouses avaient même émis l'idée de lui ferrer les pieds. Heureusement Samira etait trop agile pour se laisser piéger et surtout assez aimable pour être protégée par d'autres.

Les sorcières plus traditionnalistes voyaient d'un mauvais oeil cette "jeunette" qui venait troubler l'ordre établi. D'autant plus que Samira avait reçu une éducation entre deux mondes. Cours de magie via sa mère et la communauté des sorcières en parallele des cours ordinaires dans des etablissements sans pouvoir via son père. Heureusement que ces sorcières misaient plus sur le mépris passif et l'ostracisation que sur des actions plus actives.

Un jour, son père lui demanda comment elle faisait. Elle rit et le prit dans ses bras.

"C'est grace à toi, Papounet. Tu m'as appris la physique. Maintenant, j'utilise la physique et la magie.
- C'est à dire ?
- Grace aux cours de physique, j'ai appris l'existence des ondes radios. Et maintenant, je danse sur ces ondes radios.
- Mais les ondes radios n'ont que rarement de support physique !!
- C'est là que j'utilise la magie !"

Et elle s'envola à nouveau en riant.


Inktober With A Keybord, Jour 4 : "Sorcière volante" et "Radio"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

samedi 3 octobre 2020

Iwak 3 : Zoé

Zoé était méchante. Et elle n’était l'objet d'aucun malédiction qui pourrait excuser cette méchanceté. Et donc Zoé se servait de sa magie pour ensorceler des gens. Sans forcement de rime, ni de raison, mais avec un thème : la masse. Ou l’épaisseur.

Zoé raffolait de tout ce qui était massif. De la couette la plus lourde possible au beignet le plus épais, des seins les plus lourds au chibre le plus épais, des bottes les plus lourdes à la cape de bure la plus épaisse, Zoé comptait son confort et son plaisir à l'aune de la masse. Elle-même était physiquement plus massive que la moyenne. Cause ou conséquence ? Elle seule le savait et malheur à qui oserait poser la question à voix haute. Elle se sentait tout à fait à l'aise dans son corps et ne cherchait ni à le cacher, ni à le changer mais ne supportait pas que quelqu'un ose envisager qu'il y puisse y avoir un problème.

Nombreux étaient ceux qui s’étaient retrouvés lestés, d'une manière ou d'une autre, pour une raison ou une autre, suite à un sort de Zoé. Pour certains, le résultat sautait aux yeux : un boulet enchaîné à une cheville ou une prise de poids soudaine. Pour d'autres, c’était plus insidieux. Une lourdeur de l'esprit, une chape de plomb sur l'âme, une suppression de moyens financiers. Les cas les plus évidents étaient en général délivrés par des sorcières guérisseuses dès leurs détections, mais Zoé ensorcelait discrètement et sans grande conséquence. Ni elle ni ses victimes ne faisaient l'objet de recherche poussée.


Inktober With A Keybord, Jour 3 : "Sorcière méchante" et "Épais, massif"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

vendredi 2 octobre 2020

Iwak 2 : Chantal

Chantal était-elle maudite parce qu'elle avait été maléfique ou était-elle devenue maléfique à cause de sa malédiction ? Elle ne s'en souvenait plus, tant d'années après. Elle se souvenait seulement de la rapidité à laquelle tout s’était mis en place. Et de la permanence.

Chantal avait le choix, évidemment. Elle aurait pu tout arrêter, abandonner ses pouvoirs, devenir une humaine comme tant d'autres. Mais c’était plus fort qu'elle, sa volonté ne suffisait pas : il fallait qu'elle continue à jeter des sorts.

Et donc à perdre ses cheveux. Car c'était là sa malédiction : chaque sort lancé lui coûtait une mèche. Bien sûr, ses cheveux poussaient comme n'importe quels cheveux. Bien sûr, elle pouvait faire illusion si elle se restreignait, cachant ses rares pertes sous la longueur du reste. Mais elle pouvait aussi se retrouver le crane entièrement lisse, ce qui lui arrivait fréquemment.

Depuis des siècles, Chantal utilisait sa magie pour rester jeune et en vie. Depuis des siècles, elle cherchait un contre-sort à sa malédiction, prête à tout, même aux pires extrémités. Et depuis des siècles, la solution lui échappait, l’entraînant dans un cercle vicieux, la rendant chaque jour plus mauvaise que la veille.


Inktober With A Keybord, Jour 2 : "Sorcière maudite" et "Mèche"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

jeudi 1 octobre 2020

Iwak 1 : Mirabelle

Parfois, Mirabelle regrettait sa vie. Elle regrettait de ne pas avoir un prénom normal. Elle regrettait de ne pas pouvoir s'habiller comme les autres. Elle regrettait de ne pas pouvoir se déplacer en bus ou à vélo. Elle regrettait de ne pas pouvoir manger des plats gastronomiques. Mais Mirabelle ne pouvait pas changer. On lui avait assez répété et fait comprendre qu'elle était une sorcière classique, avec un prénom de sorcière, une robe noire et un chapeau pointu de sorcière, un balai volant de sorcière, un chaudron bouillonnant de sorcière.

Mirabelle arrivait à trouver des avantages à la plupart de ses caractéristiques. Le prénom était assez exotique pour attirer l'attention. La robe lui évitait beaucoup de remarques désagréables et le chapeau la protégeait des éléments. Quant au balais, il restait un moyen de locomotion bien plus pratique que beaucoup d'autres.

Mais la nourriture… La nourriture était le pire. Mirabelle en avait assez des racines bouillies, des ailes de chauves-souris, des cuisses de grenouilles, des yeux de tritons… Elle rêvait de bavette sauce roquefort, de pizza quatre fromages, de salade césar, de fondue bourguignonne. Et surtout, Mirabelle voulait du poisson, si possible non bouilli. Elle rêvait de sushis, de saumon fumé, de truites en papillotes. Et surtout, elle rêvait de fritures : calamars à la romaine, tempura de cabillaud, éperlans frits, haddock en fish-and-chips, etc.

Tout ces plats remplissaient les moments de rêverie de Mirabelle. Elle se promettait de tout laisser tomber un jour, de renverser son chaudron, de briser son balai et de retailler sa robe en jupe. Ces rêves de poisson lui permettaient de tenir quand elle devait se recaser dans le carcan et redevenir une sorcière classique.


Inktober With A Keybord, Jour 1 : "Sorcière classique" et "Poisson"
Chaque jour d'Octobre, un texte avec deux thèmes imposés. Le premier vient de la liste Witchtober, le second de la liste officielle Inktober.

vendredi 21 décembre 2012

La fin du monde

Je ne connais personne dans mon entourage qui prenne vraiment au sérieux cette histoire de fin du monde. Mais ça ne nous empêche pas d'en parler, d'en rire, ou même d'y réfléchir un peu.

Lire la suite...

jeudi 13 janvier 2011

Remplacement et customisation

Récemment, je me suis fait lâcher. Mon compagnon de plusieurs années m'a lâchement abandonné alors que nous faisions un tour en ville. Ça faisait plus de 6 ans que nous étions ensemble, lui et moi, et je l'aimais bien.

Lire la suite...

jeudi 25 novembre 2010

Les joueurs de Wow

Commençons par quelques explications.

Wow, c'est l'abréviation de World Of Warcraft, un jeu vidéo sur ordinateur. Plus précisément ce jeu est un Massive Multiplayer Online Role Playing Game (MMORPG, prononcer "èmèmohèrpégé", et non pas Meuporg). MMO veut dire que le jeu se joue en ligne, avec une connexion internet et avec plusieurs autres personnes. Beaucoup d'autres personnes. Quant à RPG, c'est l'expression anglaise pour "Jeu de rôle".

World of Warcraft a lieu dans un univers fantastique, avec plein de races humanoïdes (humains, nains, naga, orques, taurens, elfes, etc...) et plein d'autres animaux fantastiques ou non. Tout un (grand) univers est construit pour ce jeu et ceux qui l'ont précédé.

Lire la suite...

- page 1 de 3