La chandelle rouge - Chap 3

Attention, le texte ci-dessous est pour un public averti et surtout majeur. Ne pas lire la suite si vous êtes mineur! Ce texte s'adresse principalement aux homosexuels mâles. Les autres majeurs peuvent lire, mais l'intérêt est bien moindre. Cette fiction contient des scènes sexuelles avec des morceaux de BDSM. Si ce n'est pas votre truc, ne vous forcez pas.

Ce texte est une fiction. Dans la vraie vie, il reste plein de saloperies qui trainent. Même si les personnages ne se protègent pas dans cette histoire, vous devez utiliser un préservatif! (Même pour une fellation!)

Je rappelle que ce texte a été écrit par un fidèle lecteur (qui souhaite rester anonyme), mais pas par moi.

Plus de blabla, place au texte.


Chapitre 3

Il m’aide alors à me relever et me prend dans ses bras. Je sens sa bouche embrasser mon cou, mes joues, mon bâillon, alors qu’il me caresse doucement le torse d’une main et les fesses d’une autre, pressant son entrejambe désormais soulagée contre la mienne, plus frustrée que jamais. Attrapant alors les sangles m’emprisonnant, il me pousse doucement vers la voiture. Je sens le pare-choc arrière contre mes jambes, mais il continue de me pousser.

"Penche toi et grimpe", dit il. Que veut-il ? Il veut vraiment m’installer dans le coffre de la voiture ? Pour quoi faire ? Il ne conduit pas, quels sont donc ses plans ? Je tente de résister en grognant. Il se fait alors plus directif et me pousse plus fort, m’ordonnant d’une voix dure de ne pas faire d’histoire sinon je le regretterai. Dans ma situation, entravé, aveugle, bâillonné, je n’ai pas trop le choix et me laisse glisser dans le coffre. J’entends alors un bruit de chaines et entends le cliquetis caractéristique de menottes se refermer sur mes chevilles. Il me force alors à plier davantage les genoux et m’immobilise en ajoutant une chaine entre les menottes et l’une des sangles de la camisole.

"Te voila confortablement installé, non ?" dit-il en riant et en me caressant les bras et les épaules. "Ah non, j’oubliais" continue-t-il en me glissant un coussin sous la tête, soulageant ainsi mon cou. "Tu vois, je t’aime, je prends bien soin de toi." Il se penche alors vers moi, je sens ses lèvres humides se poser une fois de plus sur mon cou (le seul endroit où ma peau soit encore visible). Je bouge un peu la tête pour venir en contact de la sienne et gémis doucement. Pendant quelques délicieux instants, il me cajole.

"Allons, allons" reprend-il. "Sois sage, surtout…" Il se relève alors et referme le coffre sur moi. Quelques secondes après, j’entends le verrouillage centralisé m’enfermer définitivement. Seul, je n’entends plus que le bruit de ma propre respiration, et les battements de mon propre cœur. Que va-t-il m’arriver ? Combien de temps vais-je rester ainsi, la bite encagée, fermement contraint par une camisole de cuir, cagoulé, bâillonné, entravé et avec encore le goût salé de son foutre dans la bouche ? J’essaie de bouger un peu, mais mes possibilités sont très limitées. Alors que mon érection se calmait, le bruit des chaines et du cuir me font réaliser à quel point la situation me plait autant qu’elle m’inquiète, et ma bite recommence à tenter de bander, remplissant la cage et tirant sur mes couilles. Je n’ai de plus aucune notion du temps, seul, enfermé dans le coffre de ma propre voiture, les muscles rendus douloureux par l’immobilité et la dureté du sol. Les minutes semblent des heures.

Alors que je commençais à somnoler, je suis réveillé en sursaut par le claquement de la fermeture centralisée. Le voila qui revient ! Il va enfin me sortir de là et me libérer ! Je bouge un peu d’impatience et tente de l’appeler, mais seul des grognements sortent du bâillon. J’entends une portière s’ouvrir. Et se refermer. Mais que fait-il ? Soudain, le moteur démarre. Que se passe t il ? Mon homme ne conduit pas ! Si ce n’est pas lui, qui est ce ? Je m’agite et tente à nouveau d’appeler, me débat dans la camisole alors que la voiture démarre. Qui conduit ? Que vais-je devenir ? Les pensées se bousculent alors que je force sur la camisole en vain, ne parvenant qu’à faire cliqueter les sangles et grincer le cuir. Pourtant, ma bite se mit à manifester son excitation face à cette situation en gonflant dans sa cage. Je sentis la voiture emprunter les rampes de remontée. Ne pouvant rien faire, je me résignais en me disant que le conducteur avait les clés de la voiture, donc que tout cela était un coup monté. Pendant ce temps, l’inconnu au volant conduisait. Vu le rythme, nous étions encore en ville.

Commentaires

1. Le mardi 8 mars 2011, 13:13 par Jonajour

Euh... Je suis le seul à trouver ça hard ?
Ce qui me ferait presque rire, c'est le détail du coussin sous la tête. Je t'entrave tout ce que je peux, je te traite de salope, je t'enferme dans un coffre MAIS tu vois, je t'aime, parce que je te mets un coussin sous la tête et je te fais un bisou dans le cou. C'est tellement romantique. ^^;

2. Le mardi 8 mars 2011, 16:55 par L'auteur

Tu n'es sans doute pas le seul à trouver ça hard, puisque ça l'est. Le détail du coussin semble contradictoire mais c'est précisément ce mélange d'autorité et d'attention (je te domine mais je prends soin de toi) qui, à mon sens, est beau. Il y a du plaisir masochiste dans le fait de souffrir pour le dominé, mais encore plus de plaisir dans le fait d'être dominé (voire malmené) par un partenaire qui le fait par amour. En fait, le plus contraint des 2, dans une relations d'amour telle que celle ci, c'est le dominant: En plus d'être responsable de lui même, il endosse la responsabilité du plaisir, des actes, de la vie de son amant, qui s'en remet entièrement à lui et y trouve un relachement mental vecteur de plaisir. Le coté contradictoire (les entraves, la domination, vs l'attention, l'affection) révèlent ce paradoxe qui, à mon sens, est la base d'une relation SM ou dominant/Dominé (car SM inclue un aspect lié à la douleur que n'inclue pas forcément une relation de domination).

3. Le mardi 8 mars 2011, 20:03 par TarValanion

Jonajour : Effectivement, ca commence a être un peu hard. Mais il faut se rappeler que ce n'est qu'un "jeu" entre adultes consentants, des adultes qui s'aiment, en plus. Quant au petit coussin, je le vois un peu comme l'élément "bon flic" qui vient contrebalancer le coté "mauvais flic" qu'on a vu juste avant. Ça peut être aussi une preuve d'amour. Le narrateur aime assez son homme pour lui donner le contrôle total et l'autre l'aime assez pour prendre soin de son confort alors même qu'il le domine complétement.
L'auteur t'a aussi répondu, je ne fais que compléter avec mon point de vue. ;)

4. Le dimanche 13 mars 2011, 18:18 par Cddb

C'est assez bien redigé ! Pour avoir publié ce genre d'histoires et en avoir lu beaucoup avec un site/maison d'édition gaie, je n'ai qu'un conseil (bon ok deux mais c'est mon cote donneur de leçons) : stop le passé simple ! Le présent de narration suffira !
Ah oui, et des phrases courtes, très courtes, 15 mots maxi suffiront.

(et on pourrait avoir plus long comme extraits ? :)

5. Le dimanche 13 mars 2011, 19:52 par TarValanion

Cddb : Pour le découpage, je suis tributaire de l'auteur. C'est lui qui a construit les differents chapitres de l'histoire.
Pour le reste, je suis tout à fait d'accord avec toi. Mais un des mes lecteurs a dit un jour : "déjà, quand je serai maître du monde, le présent narratif sera interdit. non mais." Ça m'embête un peu vu que j'ai du mal avec le passé simple et la concordance des temps et que le présent narratif est quand même plus simple à utiliser.