Chapitre 3

Il m’aide alors à me relever et me prend dans ses bras. Je sens sa bouche embrasser mon cou, mes joues, mon bâillon, alors qu’il me caresse doucement le torse d’une main et les fesses d’une autre, pressant son entrejambe désormais soulagée contre la mienne, plus frustrée que jamais. Attrapant alors les sangles m’emprisonnant, il me pousse doucement vers la voiture. Je sens le pare-choc arrière contre mes jambes, mais il continue de me pousser.

"Penche toi et grimpe", dit il. Que veut-il ? Il veut vraiment m’installer dans le coffre de la voiture ? Pour quoi faire ? Il ne conduit pas, quels sont donc ses plans ? Je tente de résister en grognant. Il se fait alors plus directif et me pousse plus fort, m’ordonnant d’une voix dure de ne pas faire d’histoire sinon je le regretterai. Dans ma situation, entravé, aveugle, bâillonné, je n’ai pas trop le choix et me laisse glisser dans le coffre. J’entends alors un bruit de chaines et entends le cliquetis caractéristique de menottes se refermer sur mes chevilles. Il me force alors à plier davantage les genoux et m’immobilise en ajoutant une chaine entre les menottes et l’une des sangles de la camisole.

"Te voila confortablement installé, non ?" dit-il en riant et en me caressant les bras et les épaules. "Ah non, j’oubliais" continue-t-il en me glissant un coussin sous la tête, soulageant ainsi mon cou. "Tu vois, je t’aime, je prends bien soin de toi." Il se penche alors vers moi, je sens ses lèvres humides se poser une fois de plus sur mon cou (le seul endroit où ma peau soit encore visible). Je bouge un peu la tête pour venir en contact de la sienne et gémis doucement. Pendant quelques délicieux instants, il me cajole.

"Allons, allons" reprend-il. "Sois sage, surtout…" Il se relève alors et referme le coffre sur moi. Quelques secondes après, j’entends le verrouillage centralisé m’enfermer définitivement. Seul, je n’entends plus que le bruit de ma propre respiration, et les battements de mon propre cœur. Que va-t-il m’arriver ? Combien de temps vais-je rester ainsi, la bite encagée, fermement contraint par une camisole de cuir, cagoulé, bâillonné, entravé et avec encore le goût salé de son foutre dans la bouche ? J’essaie de bouger un peu, mais mes possibilités sont très limitées. Alors que mon érection se calmait, le bruit des chaines et du cuir me font réaliser à quel point la situation me plait autant qu’elle m’inquiète, et ma bite recommence à tenter de bander, remplissant la cage et tirant sur mes couilles. Je n’ai de plus aucune notion du temps, seul, enfermé dans le coffre de ma propre voiture, les muscles rendus douloureux par l’immobilité et la dureté du sol. Les minutes semblent des heures.

Alors que je commençais à somnoler, je suis réveillé en sursaut par le claquement de la fermeture centralisée. Le voila qui revient ! Il va enfin me sortir de là et me libérer ! Je bouge un peu d’impatience et tente de l’appeler, mais seul des grognements sortent du bâillon. J’entends une portière s’ouvrir. Et se refermer. Mais que fait-il ? Soudain, le moteur démarre. Que se passe t il ? Mon homme ne conduit pas ! Si ce n’est pas lui, qui est ce ? Je m’agite et tente à nouveau d’appeler, me débat dans la camisole alors que la voiture démarre. Qui conduit ? Que vais-je devenir ? Les pensées se bousculent alors que je force sur la camisole en vain, ne parvenant qu’à faire cliqueter les sangles et grincer le cuir. Pourtant, ma bite se mit à manifester son excitation face à cette situation en gonflant dans sa cage. Je sentis la voiture emprunter les rampes de remontée. Ne pouvant rien faire, je me résignais en me disant que le conducteur avait les clés de la voiture, donc que tout cela était un coup monté. Pendant ce temps, l’inconnu au volant conduisait. Vu le rythme, nous étions encore en ville.